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Et si on finançait autrement la santé, la retraite et la réadaptation ?🔗

L’idée d’un fonds souverain social pour sécuriser nos vies


Introduction : Pourquoi repenser le financement de la protection sociale ?🔗

En France, comme dans beaucoup de pays, le financement de la santé, des retraites ou de la réadaptation après un accident repose sur un système complexe de cotisations sociales, d’assurances privées et de dépenses publiques. Pourtant, ce modèle montre ses limites : dépenses croissantes, inégalités d’accès et pression sur les institutions et les salariés. Et si on imaginait un système plus simple, plus juste et plus pérenne ? Un système où les fonds souverains sociaux – des réserves financières gérées collectivement – permettraient de couvrir ces dépenses grâce à leurs rendements, plutôt qu’en alourdissant sans cesse les cotisations ou les impôts.

Des pays comme la Norvège, les Pays-Bas ou la Suède ont déjà exploré cette piste avec succès. La Norvège, par exemple, a constitué un fonds souverain de plus de 1 400 milliards de dollars grâce aux revenus pétroliers, qui finance aujourd’hui une partie de son modèle social sans recourir à l’endettement. Les Pays-Bas, eux, ont mis en place un système où les employeurs financent les deux premières années d’arrêt maladie, avant que les prestations ne soient prises en charge par un fonds collectif. Résultat : un taux de retour à l’emploi supérieur à 80 % et des dépenses maîtrisées.

En France, où les dépenses de prévoyance (invalidité, décès, arrêts longs) représentent plus de 16 milliards d’euros par an, un tel fonds permettrait de lisser les coûts, de réduire les inégalités et de sécuriser les parcours des travailleurs, sans alourdir indéfiniment la charge des institutions ou des salariés. Comment ? En capitalisant aujourd’hui pour financer demain les prestations par les intérêts générés par ces fonds, plutôt qu’en comptant uniquement sur les cotisations annuelles.


Comment ça marche ? Le principe des fonds souverains sociaux🔗

1. Constituer un fonds commun, alimenté par tous🔗

L’idée est simple : mettre de côté une partie des cotisations sociales (patronales et salariales) dans un fonds commun, géré de manière transparente et investi dans des actifs sûrs et rentables (obligations d’État, infrastructures, énergies renouvelables…). Ce fonds, une fois suffisamment important, génère des intérêts qui servent à payer les prestations (retraites, arrêts maladie, réadaptation) sans avoir besoin d’augmenter les cotisations chaque année.

Prenons un exemple concret :

2. Qui paie quoi ? Une répartition équitable🔗

3. Un système incitatif : les institutions garantissent 2 ans de salaire en cas d’arrêt long🔗

Pour encourager les institutions à investir dans la prévention, le système pourrait imposer aux employeurs de maintenir 100 % du salaire pendant 2 ans en cas d’arrêt maladie long, avant que le fonds souverain ne prenne le relais. Pourquoi ?


Pourquoi les assurances de prévoyance actuelles coûteraient moins cher ?🔗

Aujourd’hui, les salariés paient des cotisations prévoyance (via leur mutuelle ou leur institution) pour se couvrir en cas d’invalidité, de décès ou d’arrêt long. Ces cotisations peuvent représenter plusieurs centaines d’euros par an, selon les garanties. Avec un fonds souverain social, le système changerait :


Les institutions doivent-elles vraiment payer 2 ans de salaire en cas d’arrêt long ?🔗

Oui, et voici pourquoi c’est une bonne idée :


Quels sont les avantages pour la société ?🔗

1. Un système plus juste et plus stable🔗

Aujourd’hui, les inégalités sont fortes : un cadre en CDI dans une grande institution a accès à une bonne prévoyance, tandis qu’un intérimaire ou un autoentrepreneur est souvent mal couvert. Un fonds souverain social permettrait une couverture universelle, quel que soit le statut ou la taille de l’institution.

2. Moins de pression sur les finances publiques🔗

En France, les dépenses de prévoyance et d’invalidité pèsent sur la Sécurité sociale et les budgets des institutions. Un fonds souverain permettrait de lisser ces dépenses sur le long terme, en les finançant par les rendements des placements plutôt que par l’impôt ou les cotisations. À terme, cela pourrait réduire le déficit de la Sécurité sociale (17,4 Md€ prévu en 2026) et stabiliser les comptes sociaux.

3. Un levier pour améliorer la santé au travail🔗

En responsabilisant les institutions sur les arrêts longs, on les incite à investir dans la prévention : mieux vaut dépenser 1 000 € en ergonomie que 50 000 € en salaires maintenus pendant 2 ans ! Cela pourrait aussi réduire les inégalités territoriales : les régions avec des TPE nombreuses (ex. : zones rurales) bénéficieraient d’un soutien renforcé.


Et concrètement, comment on fait ?🔗

Étape 1 : Créer le fonds souverain social🔗

Étape 2 : Investir le fonds de manière responsable🔗

Étape 3 : Rendre le fonds autonome🔗


Conclusion : Un modèle gagnant-gagnant🔗

Un fonds souverain social pour la prévoyance, c’est :

Moins de pression sur les institutions et les salariés (cotisations stabilisées).

Une couverture universelle, quel que soit le statut ou la taille de l’institution.

Un système incitatif pour améliorer la santé au travail (moins d’arrêts longs, plus de prévention).

Une sécurité financière pour l’État (moins de déficit, moins de dépendance à l’endettement).

Des pays comme la Norvège, les Pays-Bas ou la Suède l’ont déjà fait – avec succès. Et si la France s’en inspirait pour construire un modèle social plus résilient ?


Article rédigé avec Mistral AI.