
En France, plus de la moitié des agriculteurs ont plus de 50 ans, et la question de la transmission des fermes devient cruciale. Pourtant, trouver des repreneurs capables de racheter une exploitation à sa juste valeur est un défi, surtout pour les jeunes ou les collectifs en agroécologie. Une solution émergente ? La transmission progressive vers des coopératives ou des collectifs, via des contrats équilibrés qui sécurisent à la fois le cédant (revenu, logement, alimentation) et les repreneurs (accès à la terre sans endettement excessif). Des outils comme l’usufruit, les rentes temporaires ou les SCIC (Sociétés Coopératives d’Intérêt Collectif) permettent une transition en douceur, avec des clauses protectrices : loyers garantis, indexation sur l’inflation, et reliquat des impayés ajouté au prix de rachat final. Ces modèles qui pourraient être portés par des réseaux comme Terre de Liens ou Les Fermes Partagées, évitent les pièges du viager et ces biais cognitifs tout en préservant le lien entre les générations.
Comment sécuriser la transmission ? En intégrant des clauses claires dans les contrats : un loyer minimum garanti (ex : 800 €/mois en complément de la retraite du propriétaire), indexé sur l’IPC (inflation) pour préserver le pouvoir d’achat, et un reliquat des impayés ajouté au prix de rachat final dans le but de rembourser les organismes ayant pris le relais sur le paiement des loyers du propriétaire durant la période du contrat. Un fonds de dotation (ex : celui de Terre de Liens) ou une assurance loyer impayé pourrait couvrir les risques, tandis qu’une caisse de solidarité interne à la coopérative permet d’étaler les remboursements sur les marges bénéficiaires (5% à 10% du bénéfice net annuel). Ces mécanismes pourraient assurer une transmission apaisée, sans rupture brutale pour les héritiers ou les repreneurs. ¨Par ailleurs, le bail pourrait être reconduit avec l’accord des parties prenantes repoussant à plus tard le rachat total de la ferme mais prolongeant ou renégociant les termes de l’usufruit (accès aux produits de la ferme, logement etc.) et du loyer.
Pourquoi ce modèle est-il l’avenir de l’agriculture ? Parce qu’il répond à trois enjeux majeurs : la souveraineté alimentaire (en maintenant des terres en production), la justice sociale (en permettant à des collectifs sans capital de s’installer), et la résilience économique (en mutualisant les risques). Des structures comme Fermes d’Avenir ou La Nef pourraient accompagner ces transitions, en combinant financement participatif, prêts solidaires et modèles coopératifs. Pour les cédants, c’est l’assurance d’une retraite sereine ; pour les repreneurs, c’est l’accès à une terre vivante, sans dettes écrasantes. Un cercle vertueux qui redonne espoir à nos campagnes.
Pour assurer la pérennité économique des fermes coopératives ou collectives, rien ne vaut des partenariats ancrés dans les territoires. En s’alliant avec les villes, cantines scolaires, restaurants, chaînes de restauration locales, marchés et commerces alimentaires, les fermes peuvent sécuriser des débouchés stables et équitables. Ces partenariats prennent souvent la forme de contrats d’approvisionnement pluriannuels, où les acteurs locaux s’engagent à acheter une partie de la production à un prix juste, couvrant ainsi les coûts de production et assurant un revenu prévisible aux agriculteurs. Par exemple, une cantine municipale peut s’engager à acheter 20 % de ses légumes auprès d’une ferme coopérative, tandis qu’un restaurant local peut réserver une partie de ses approvisionnements en produits frais. Ces accords intègrent souvent des clauses de flexibilité en cas d’aléas climatiques (sécheresse, gel, etc.), avec la possibilité pour une assurance mutualiste ou un fonds de solidarité local de prendre le relais temporairement, évitant ainsi une rupture d’approvisionnement.
*Vous êtes propriétaire d’une ferme et souhaitez explorer ces solutions ? N’hésitez pas à vous inspirer de cet article, faîtes bouger les lignes et impliquez les acteurs déjà présents. Ensemble, construisons une agriculture solidaire et pérenne ainsi qu’une alimentation plus saine pour les contribuables français !
Article rédigé à l’aide de Mistral AI.