
En 2025-2026, le marché de l’emploi informatique en France et en Europe traverse une période paradoxale : alors que le nombre de candidats disponibles augmente, les entreprises peinent à recruter des profils expérimentés (5 à 10 ans d’expérience), qui restent très recherchés. Selon les dernières études, 71 % des entreprises du numérique estiment que la difficulté à recruter constitue un frein majeur à leur croissance, et près de la moitié des SSII ne parviennent pas à répondre à la totalité des besoins de leurs clients:refs[1-]23:refs[3-]5.
Les jeunes diplômés, quant à eux, subissent un repli des embauches de 19 % en 2024, avec une projection de baisse de 16 % en 2025. Le taux de chômage des jeunes diplômés en informatique a même doublé en 2024, passant de 3,5 % à 7 %, une situation inédite dans un secteur traditionnellement en tension:refs[5-]58:refs[7-].
Face à cette situation, la France et l’Europe misent sur le renforcement du logiciel libre comme levier de souveraineté numérique et d’indépendance technologique. La Commission européenne a publié une feuille de route ambitieuse, insistant sur la nécessité de créer un vivier de talents capables de faire fonctionner cet écosystème, et de mettre en place un environnement propice au financement et à la croissance des projets open source. L’objectif est clair : réduire la dépendance aux solutions propriétaires et favoriser l’émergence de standards ouverts, interopérables et contrôlés par l’Europe51:refs[9-]5254:refs[11-]57.
Pourtant, malgré ces enjeux, les entreprises du secteur se désengagent progressivement de la formation des jeunes diplômés, privilégiant des profils déjà expérimentés. Cette tendance aggrave la pénurie de compétences et freine l’innovation, alors que les besoins en spécialisation (IA, cloud, cybersécurité, blockchain) explosent:refs[13-]12:refs[15-]6.
Pour répondre à ces défis, nous proposons la création d’un dispositif public inédit : un SMIC temps formation, versé directement par l’État aux jeunes diplômés qui s’engagent à contribuer à des projets de logiciels libres via une plateforme dédiée, jeveuxcontribuer.gouv.fr. Ce site, accessible via FranceConnect, centraliserait les offres de missions autour du logiciel libre, avec des licences de code agréées par l’État.
À terme, ce dispositif pourrait attirer des étudiants du monde entier, faisant de la France et de l’Europe un pôle d’excellence en logiciel libre. Même si certains diplômés choisiront de travailler à l’étranger pour des salaires plus élevés, d’autres opteront pour des projets qui leur tiennent à cœur, contribuant ainsi à l’innovation et à la souveraineté numérique européenne.
En combinant formation, rémunération et contribution à des projets d’intérêt général, ce dispositif pourrait transformer le paysage du logiciel libre en Europe, tout en répondant aux besoins urgents des entreprises et des jeunes diplômés. Une telle initiative, si elle est bien accompagnée, pourrait faire de la France un leader mondial de l’innovation ouverte et collaborative.
Article rédigé avec Mistral AI.
[1]: Le Monde Informatique - L’emploi IT devrait rebondir en France en 2026 [2]: One Media - Pénurie de profils IT en France et en Europe en 2025 [3]: Le Monde Informatique - La pénurie en profils qualifiés s’accentue dans l’IT en 2025 [5]: IT for Business - Net repli des embauches de cadres dans l’informatique [6]: Turnover IT - Bilan Q1 2025 sur le marché IT [8]: Accio - Tendances emploi informatique 2025 [50]: Crédit Agricole - L’open source : un vecteur d’indépendance technologique ? [51]: LinuxFr.org - La Commission européenne publie une feuille de route sur le logiciel libre [52]: Labo Société Numérique - Les logiciels libres et open source en Europe : un état des lieux [54]: CNLL - Digital Europe : la Commission européenne doit mettre l’accent sur le logiciel libre [57]: CNLL - Le logiciel libre comme réponse stratégique à l’appel du rapport Draghi pour la compétitivité européenne [58]: GoodTech - Commission européenne : stratégie open source et souveraineté 2026